Avec son bassin versant d'une superficie de 23 720 km2, dont 84% en territoire américain, la rivière Richelieu constitue à juste titre le plus important tributaire de la rive sud du fleuve Saint-Laurent. Prenant sa source dans le lac Champlain, situé dans le États du Vermont et de New York, elle traverse en sol québécois les basses-terres du Saint-Laurent vers le nord pour se jeter dans le fleuve à la hauteur de Sorel.
La rivière Richelieu est largement utilisée à des fins récréatives et d'approvisionnement en eau potable. En outre, elle regorge d'une multitude d'espèces de poissons. 60 des 116 espèces de poissons d'eau douce du Québec y vivent et au moins 25 s'y reproduisent, dont le chevalier cuivré que l'on retrouve exclusivement dans notre rivière. Cependant, l'urbanisation, l'industrialisation et les activités agricoles ont grandement contribué à la détérioration de la qualité de ses eaux. Reconnaissant l'envergure du problème, qui touche de nombreux autres plans d'eau québécois, la portion québécoise du bassin retenue par le gouvernement du Québec pour une étude sur la qualité des eau de la rivière couvre un territoire de 2 506km2 soit 124 kilomètres de la rivière coulant entre Lacolle et Sorel. Le ministère de l'Environnement du Québec a mis sur pied, en 1978, le programme d'assainissement des eaux du Québec (PAEQ). Grâce au suivi régulier de la qualité de l'eau qu'il réalise depuis de nombreuses année sur notre rivière, le Ministère est maintenant en mesure d'évaluer les résultats environnementaux des intervention d'assainissement réalisées à ce jour (avant 1992).
Dans cette étude rendue publique par le gouvernement du Québec en 1992, les données estivales de 1988 à 1990 indiquent que les eaux du Haut-Richelieu sont d'une qualité satisfaisante de Lacolle jusqu'en amont de Saint-Jean-sur-Richelieu. Cette qualité a même été améliorée davantage par la mise en service de trois stations d'épuration qui desservent six municipalités. La première dessert Lacolle, Saint-Paul-île-aux-noix et Notre-Dame-du-Mont-Camel, la deuxième, Henryville et Saint-Sébastien, et la troisième, Saint-Alexandre. Ces interventions d'assainissement urbain ont ainsi permis de corriger les problèmes locaux de salubrité et de pollution visuelle dans ce tronçon.
En aval de Saint-Jean-sur-Richelieu, même si l'aspect visuel de la rivière demeure inchangé les données physico-chimiques révèlent l'impact des rejets non-traités de cette ville et des agglomérations des environs, les eaux usées domestiques et industrielles contiennent des concentration plus élevées de substances nutritives et de matières organiques et portent la marque d'une contamination bactérienne évidente.
De là, l'importance de mettre en œuvre des intervention sur les réseau des villes de Saint-Jean-sur-Richelieu, Iberville, Saint-Luc, Saint-Athanase et L'Acadie, et de l'installation d'une station d'épuration.
Plusieurs années ont coulé sous les ponts depuis la signature en 1987 de la convention de principe enclenchant le programme de subvention des projets d'assainissement du Richelieu. Cependant, les municipalités d'Iberville, Saint-Jean-sur-Richelieu et Saint-Luc prenaient en main officiellement la survie de leur rivière en créant en 1989, La Régie d'assainissement des eaux du Haut-Richelieu.
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